Atelier outillé – En balade ?

L’objectif de cet outil d’exploration est de qualifier et d’analyser les interactions entre promeneurs et milieu végétal lors d’une promenade. Je me suis ancrée dans ce contexte, car l’action d’aller se balader nécessite inévitablement de traverser un milieu plus ou moins végétal. Pour ne pas influencer leurs choix et leurs réponses, j’ai décidé de récolter, avant tout, des informations sur leur pratique de la balade : le déclencheur, les actions effectuées durant celle-ci, ainsi que les traces potentiellement conservées. L’analyse, réalisée après la collecte des données, permet dans un second temps d’établir un classement des rapports entre adultes et nature : passif, contemplatif, sensible etc.

Matériels

· Une pochette
· Un crayon
· Un tableau de récolte
· Des badges réponses magnétiques

Déroulement des ateliers

J’ai eu l’occasion de tester mon atelier à deux reprises, dans un milieu végétal urbain dans un cas et rural dans l’autre. J’ai effectué le premier test, en fin de matinée, dans le réserve naturelle nationale du massif forestier de Strasbourg-Neuhof/Illkirch, et le deuxième, en début d’après-midi, aux alentours du Centre d’Initiation à la Nature et à l’Environnement de Munchhausen. J’ai procédé de la même façon pour ces deux tests. Je me balade avec la pochette fermé qui indique « En Balade ? », puis au moment de croiser des promeneurs, je leur contextualisent ma présence et déploie mon outil.

Constats des récoltes

Ces ateliers m’ont permis de constater, qu’il y a une envie partagée des personnes interrogées de se balader dans des milieux végétaux, mais que leurs sens ne sont majoritairement pas sollicités de manière consciente, mais plutôt de manière contemplative, comparée aux enfants où la sollicitation des sens est davantage active. La volonté et l’intérêt de venir se balader dans un milieu végétal semble être que ce lieu soit propice à faire ce qui les détendent, que ce soit en connexion avec la nature ou non. Selon mes récoltes, on ne peut pas qualifier le rapport de l’Homme à la nature, durant les balades, comme étant une interaction car il n’y a pas de réaction réciproque, c’est seulement l’Homme qui bénéficie de la nature.