Au fur et à mesure de mes recherches, j’ai constaté que la question de la sensibilisation à la nature s’adresse généralement aux enfants et plus rarement aux adultes. C’est notamment lors de mon stage au CINE (Centre d’Initiation à la Nature et à l’Environnement) de Munchhausen, que je me suis fait cette remarque. J’ai donc par la suite orienté ma thématique de recherche vers le rapport sensible que l’adulte entretient avec le milieu végétal. Comme le précise Louis Espinassou : « Si l’expérience du dehors est essentiel pour les enfants, elle l’est aussi pour les
adultes. »
Comprendre l’évolution de nos interactions avec la nature est crucial puisqu’elles sont les clés de la construction de notre rapport à la nature et de nos comportements conscients. Dans ce mémoire, j’analyse l’évolution de notre perception de la forêt au fils du temps, d’un point de vue historique, imaginaire, social ou encore philosophique, ce qui s’avère essentiel pour comprendre les raisons de notre relation présente au milieux végétaux. Je traite également des notions de milieu et d’environnement, deux termes qui induisent des rapports différents de l’Homme à la nature mais aussi des pratiques de design radicalement opposées. Enfin, faire des recherches avec une démarche propre au design social implique de se pencher sur les enjeux sociaux de cette question. Ainsi, je m’intéresse à la question du désancrage territorial ainsi qu’au sentiment de non-appartenance à un milieu.
L’ensemble de mes recherches sur la question du sensible, de la nature et plus globalement du milieu végétal, ont permis d’enrichir mes questionnements et d’arriver à la formulation d’une problématique : De quelle manière éveiller la sensibilité des adultes au milieu végétal, par le biais du design social, favorise le développement d’un conscientisation relationnelle et écologique à ces milieux ?