MEMOIRE – Croqué

Transmission et culture culinaire

L’année passée je me suis retrouvée à habiter pendant certaines périodes dans d’autres familles, et certaines pratiques tournant autour de l’alimentation et du moment du repas m’ont semblés bizarres, il y avait notamment des choses qui pour moi semblaient être des évidences qui ne se faisait pas dans les familles chez qui j’étais ou inversement des pratiques récurrentes dans leurs famille que je n’avais jamais faite dans la mienne. Bien que j’en avais déjà conscience, cela a mis en avant la différence des pratiques et habitudes culinaires au sein de chaque famille. 

Cette culture est directement liée à la transmission, une notion qui est devenue centrale dans mon projet de recherche. Certaines choses se transmettent naturellement, en observant les pratiques de ses parents lorsqu’on est enfant par exemple, mais d’autres nécessitent un investissement en temps particulier, comme la transmission de certaines recettes traditionnelles. Si l’on ne prend pas soin de transmettre les savoirs, ils s’appauvrissent ou se métamorphosent. Pour garder une trace de ce que nous avons vécu et de notre culture culinaire, nous devons être actifs dans la transmission, l’enrichir pour ne pas la perdre. 

Ma recherche est axée sur les jeunes adultes (18-25 ans) et leurs habitudes alimentaires. En effet c’est une tranche d’âge qui m’a semblé pertinente car c’est celle où l’on quitte le cocon familial, où l’on commence à devenir plus indépendant, où l’on a son premier appartement, où l’on commence à manger seul, à faire ses propres courses… Les jeunes adultes sont dans une période de transition et je me suis demandée quelle était la place de la culture culinaire dans laquelle ils ont grandi pendant cette période, comment notre culture culinaire évolue. 

Dans le cadre de mon travail, j’ai étudié les questions relatives à la transmission de la culture culinaire, la manière dont elle se fait aujourd’hui, si elle se poursuit et comment. Mais aussi comment les jeunes adultes réagissent à ce bagage culturel, s’en distancient-ils ou s’y accrochent-ils, pour ensuite comprendre pourquoi.

 

L’image dans la médiation

L’illustration va jouer un rôle majeur dans mon projet et sa réalisation. C’est un outil qui me passionne et je voulais voir quel rôle il pouvait jouer dans un tel projet. Pour ce faire, j’ai étudié le rôle des images dans la médiation. Cette étude m’a permis de mieux comprendre le rôle de l’image et surtout comment l’utiliser pour qu’elle ne soit pas simplement reléguée à un arrière-plan décoratif mais qu’elle soit au cœur des données et des informations que l’on veut communiquer. Une des réponses réside dans la multimodalité : il s’agit de la pratique consistant à utiliser des combinaisons, notamment de textes et d’images, pour s’enrichir mutuellement : chaque modalité se complète, se répond et s’influence pour créer une nouvelle compréhension du message délivré, et un message plus profond émerge grâce à l’addition des modalités. L’image est donc essentielle à la compréhension de l’information que nous voulons transmettre et ne peut être supprimée sans endommager l’information. 

 

Problématique

La problématique qui est ressortie de mes recherches s’articule autour de la question suivante : Comment le design social avec l’aide de l’illustration peut prendre une place importante dans la médiation et œuvrer à la transmission des savoirs et des savoir-faire liés à la culture culinaire et à la transmission entre les générations ?

 

Croqué

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